samedi 30 avril 2011

Opera en 11.10 majeure au SXSW

Le salon où il faut être est bien le SXSW qui a lieu du 11 au 20 mars 2011 à Austin au Texas. Et des annonces en terme de navigateurs internet vont y être faites. Ainsi Opera va y annoncer la prochaine version de son navigateur internet.
La 11.10 sera dévoilée au SXSW. La guerre de la vitesse est déclarée et les navigateurs rivalisent d’accélération matérielle et autre pour nous garantir toujours plus de vitesse. Opera promet aussi un navigateur rapide mais sans que cela se fasse sur une gourmandise accrue en terme de ressources matérielles. Opera se veut léger comme un air d’opéra et puissant comme le barracuda. C’est le nom de code de la 11.10. Mais passées ces considérations, concrètement, la 11.10 supportera le CSS3 ainsi que le WebP (nouveau format d’image proposé par Google) et le Web Open Font Format (format de police de caractère comprimée pour être afficher plus rapidement).

copie montre de luxe

samedi 23 avril 2011

Apple lance son moteur de recherche iSearch et Google fait la gueule


Apple vient de déclarer la guerre à Google en l’attaquant directement sur son terrain, celui des moteurs de recherche. Cette fois, pas de Keynote extravagante, mais un lancement aussi sobre que leur communiqué de presse. ?Apple va lancer son ??moteur de recherche, baptisé iSearch, en version beta gratuite dès lundi??. Vous vous demandez comment Apple peut détr?ner Google??
Le moteur de recherche d’Apple sera sans pub… mais payant. Il sera possible d’acheter un forfait à la journée, à la semaine, au mois ou à l’année, ou bien des crédits à l’unité pour chaque recherche.
De plus, Apple compte séduire les entreprises en filtrant les sites qui ne correspondent pas à l’éthique du groupe. On peut donc imaginer que le moteur de recherche sera sans seins, ni fesses, sans sites parlant d’Android ou d’iPhonegate. Apple estime que son moteur de recherche sera rentable dès le premier semestre de mise en fonctionnement, et? que d’ici un an, près de 10% des internautes (principalement en entreprise) l’utiliseront pour effectuer leurs recherches.
Selon nos sources, le directeur de Google fait la gueule, Larry Page a déclaré?: ??Apple est jaloux et revanchard. Ils nous en veulent parce qu’ils croient qu’on a créé Android pour les embêter. Et, c’est vrai.? De toute fa?on, on leur prépare un gros coup, ils ne vont pas le voir venir.?? Ouh, lala, les distributeurs de rumeur vont chauffer dans les prochains jours.

rolex

samedi 16 avril 2011

Se battre pour les reporters de guerre

Je suis ?correspondante de guerre? depuis plus de dix ans et n’ai jamais été prise en otage. Ni en Tchétchénie, ni en Irak, ni en Afghanistan, et pourtant… quand je suis sur le terrain, pas une minute ne se passe sans penser à cette éventualité. Et quand je n’y suis pas, dans le confort de mon appartement parisien, c’est presque pire: les deux otages fran?ais en Afghanistan me rappellent en permanence, d’abord qu’il faut les aider à s’en sortir, mais aussi, qu’il faut continuer à défendre ce métier, qu’il faut continuer à se rendre sur ces lointains terrains, où notre présence est de moins en moins comprise, où nous, journalistes, sommes de plus en plus confondus avec ce que nous ne sommes pas: des humanitaires, des émissaires de tous bords, voire des espions, que sais-je encore, autant d’ ?accusations? auxquelles il ne vaut même plus la peine de répondre.
Qui sommes nous, grands reporters, reporters de guerre? Des intrépides, des aventuristes, ou des conteurs ? A l’ère d’Internet, de Twitter et des chaines d’infos en continu, on peut se poser la question. Eh bien voilà, nous sommes des hommes et des femmes qui ne se satisfaisons pas des explications faciles et stéréotypées, qui n’écoutons pas l’air du temps, et qui, inlassablement, nous préparons à repartir, nous rendons sur le terrain, en revenons secoués, cherchons les mots les images pour faire passer le message de ce que nous avons vu sur place, à votre place, celle des lecteurs, des téléspectateurs, des auditeurs. Nous n’y allons que pour vous, et notre seul but est de la partager cette fameuse ?info? du terrain, sinon, quid d’aller parfois la chercher au péril de notre vie? (Et les risques ne sont pas seulement de se faire enlever).
Oui, là bas, sur ces terres afghanes, irakiennes où autres, on se lève avec une seule idée en tête: raconter une histoire, trouver le petit détail concret, ?parlant?, qui rendra peut-être plus compréhensible une situation complexe. Car comment intéresser le public à des guerres longues, lassantes, sur lesquelles on a parfois l’impression que tout a été dit? Je me souviens de mes années suivant l’obtention de mon prix Albert-Londres en 2000, à propos de la sale de guerre de Tchétchénie. Inlassablement, je ne pouvais m’empêcher de revenir en terres du Caucase, pour retrouver mes interlocuteurs, chercher ceux que je ne retrouvais pas, enquêter, et transmettre ce que ces gens sur place me livraient de leur quotidien, de leur vie dans l’après guerre, comme je le fais aujourd’hui aussi en Afghanistan et en Irak.
Je n’ai pas oublié la question en forme d’affirmation que m’avait alors lancé l’éditeur d’un grand journal parisien: ?mais que se passe de nouveau en Tchétchénie? Pourquoi tu y retournes?? J’y retourne parce qu’il y a toujours quelque chose de nouveau dans une guerre, même longue, même quand on a l’impression de l’avoir déjà trop ?couverte?.
Et c’est cela qu’allait chercher nos deux confrères de France 3 dans leurs ?pièces à conviction? forcément intéressantes, dont le but était de nous aider à mieux suivre, voire comprendre, les méandres des drames se nouant sur place, en ces terrains nauséeux qu’il faut bien fouler si l’on veut donner à voir, ?porter la plume dans la plaie?, comme disait ce cher Albert Londres.
Nous, reporters du XXIe siècle qui n’avons rien inventé, il ne nous reste qu’à nous battre: nous battre pour que notre méthode, simple s’il en est, continue à être acceptée, par nos éditeurs, par nos politiques, par l’opinion publique: ne cessons pas de sillonner nos terrains. Pour que l’info ne devienne pas exclusivement virtuelle, pour qu’elle reste réelle, avec persévérance, passons du temps sur le terrain.
Anne Nivat
Voir l’article paru sur le Bondy Blog lors de la visite d’Anne Nivat à l’Ecole du Blog


omega montre

dimanche 10 avril 2011

Le petit journal du droit en 300 secondes

Une semaine au fronton de laquelle pourrait tr?ner la devise suivante : DIGNITE, EGALITE, IDENTITE. La dignité d’abord. Celle-là même qui peut concerner LES VIVANTS. A ce propos, un rapport émis par le contr?leur général des lieux privatifs de liberté, vient de tancer la police pour certaines de ses pratiques jugées contraires à la dignité de la personne. En effet, on y apprend que pendant les gardes à vue, la police impose aux personnes interrogées de retirer leurs lunettes, et pire encore, pour les femmes, de retirer leurs soutien-gorges. Effectivement, c’est bien le comble pour un garder, à vue, que de ne pas voir. Et pour le reste, ce sont les mots du Tartuffe de Molière qui nous reviennent à l’esprit : ? Cachez ce sein que je ne saurais voir ! ?
Mais la dignité concerne aussi LES MORTS. C’est ainsi que la Cour d’appel de Versailles vient d’être saisie d’une affaire que l’on pourrait qualifier de ? détournement de tombe ?. En ao?t 2006, alors qu’un couple vient se recueillir sur le caveau familial, qu’elle n’est pas sa surprise de constater que la tombe a disparu. Alors ils cherchent, dans tout le cimetière, et découvrent, posés dans un coin, les vestiges d’une plaque de marbre marquée de leur nom de famille. L’enquête déterminera qu’un mois plus t?t, une femme – le premier Magistrat de la Commune – avait fait vider la tombe, en mal de place … pour y faire reposer son défunt mari. Au-delà de la condamnation pénale pour violation de sépulture, la prévenue encourt une condamnation à des dommages et intérêts sur le fondement de l’article 16-1-1 du Code civil qui dispose désormais que ? les restes des personnes décédées (…) doivent être traités avec dignité ?.
Et la dignité de concerner aussi les personnes, entre la VIE et la MORT. Que l’on pense ici à cet Américain, dont l’histoire nous rappelle une chanson de Trénet dont les paroles pourraient être : (en chantant) ? Le condamné a rendez-vous avec la MORT, mais la mort n’est pas là, et l’condamné s’en va. ? A 14 heures, Romell Broom, condamné à mort s’allonge sur la table d’exécution pour recevoir l’injection létale. Là, un premier infirmier tente de trouver une veine, dans le bras droit. Une , deux, puis trois tentatives, en vain. Un second infirmier prend le relai en piquant, cette fois-ci, dans le bras gauche : une, deux, puis trois tentatives, toujours sans succès. Alors que le sang commence à couler le long du corps du condamné, un maton vient le rassurer en lui conseillant de ? se relaxer ?.
Pendant deux heures, le condamné a beau faire de son mieux, il tend les bras au maximum pour aider ses bourreaux dans leur funeste mission. Rien n’y fait. Les multiples piqures font jaillir le sang, les aiguilles touchent les os, le supplicié crie. Heureusement, on lui tient toujours l’épaule en lui disant de se relaxer. Enfin, le directeur de la prison fera son entrée et interrompra l’exécution. Il n’a pas manqué ensuite de remercier le condamné pour sa coopération et de louer le professionnalisme de son équipe. ? Ah, Dignité, quand tu nous tiens ! ?
L’égalité ensuite. Tel est le principe qui justifie l’interdiction depuis 1978 de tout fichage ethnique en France. Interdiction bien souvent bafouée, comme nous l’apprennent les nombreuses procédures judiciaires relancées à la suite d’une convention entre l’Etat et SOS racisme. La pratique est bien r?dée, qui consiste à coder le rattachement de telle ou telle personne à une catégorie ethno-raciale. Ainsi pour un cabinet de recrutement d’h?tesses d’accueil et de vendeurs, le chiffre 1 correspond aux Blancs, le 2, aux Maghrébins, le 3, aux Noirs et le 4, aux Asiatiques. Et des pratiques similaires de se rencontrer dans des agences immobilières, chez Disney, ou encore à Air France. En résumé, Pour voter : tapez 1, 2, 3, ou 4. Celui qui remporte le moins de suffrages est ? exclu du Loft ? !
De là à évoquer l’IDENTITE, enfin, il n’y a qu’un pas. Voilà que le ministre de l’immigration vient de lancer un grand débat sur ? l’identité nationale fran?aise ?. C’est vrai que le recours au pléonasme ? nationale fran?aise ? était bien utile, parce que l’on aurait pu se tromper et débattre de ? l’identité nationale pakistanaise ?, par exemple. Enfin, j’exagère, on a bien déjà la ? BNF ?, l’acronyme de ? Bibliothèque Nationale de France ?. Et d’ailleurs, pourquoi pas demain rebaptisé le stade de Saint-Denis de la victoire de 1998 en ? Stade National de France ? ? Pourquoi un tel débat ? Pour trier le bon grain de l’ivraie ? Pour mieux déterminer les contours de la notion d’étranger et lui dire : ? reste chez toi ? ou bien ? rentre chez toi ? pour reprendre le titre d’une chanson de Ridan ? On peut s’interroger.
Nul doute que l’on est bien loin de ce que l’anthropologue Levi Strauss qui vient de s’éteindre nous a transmis et selon lequel ? nous sommes tous très différents, oui, mais nous pouvons nous entendre, car nos structures mentales fonctionnent de la même manière ?.
6 novembre 2009
Laurent Bonnefoy
Illustrations choisies par Leila Haddouche
*Laurent Bonnefoy est un pseudonyme.

rolex

dimanche 3 avril 2011

Découverte des métiers et du monde, de soi et des autres

L’éducation nationale (le rectorat) et l’université sont à l’origine des ? cordées de la réussite ?. Mis en place il y a trois ans, ce dispositif a pour but d’informer les élèves de la seconde jusqu’à la terminale, sur les différents aspects des études supérieures, et de les convaincre qu’elles leur sont accessibles. Le directeur adjoint du Lycée Parc des Loges d’Evry (91), Cyril Riffault (photo) a répondu à quelques-unes de mes questions.
? Notre lycée bénéficie de l’aide des Cordées de la réussite car il accueille de nombreux élèves sortant de collèges situés en zones urbaines sensibles d’Evry, comme les Pyramides, Montesquieu, et le Village ?, explique-t-il. Les Cordées de la réussite n’était destinée en principe qu’aux jeunes résidant des quartiers en difficulté. Mais il semble que le concept ait évolué.
En effet, sur les 13 classes de seconde et 13 classes de première de mon lycée prises en compte par ce dispositif, seulement une dizaine d’élève ont répondu à l’appel. Et parmi ce tout petit nombre, le type d’élève censé être ciblé n’est pas présent. Des jeunes de Soisy-sur-Seine (91), une ville réputée pour être assez aisée, et d’autres, avec une idée déjà très arrêtée de leurs futures études. D’où mon étonnement : mais où sont ceux qui à qui ce projet s’adresse en principe, les adolescents issus de milieux modestes et un peu largués dans leur parcours scolaires ?
Pour comprendre, j’interroge Le?la, que j’ai rencontrée lors d’une sortie à l’Institut du monde arabe. Elle est fait partie des Cordées de la réussite depuis trois ans. Elle a commencé en 3e et l’information lui est parvenue par le biais de la principale de son collège des Pyramides. ? Est-ce que grace aux Cordée, tu as une idée plus claire du métier que tu aimerais faire ? ? A ma question, elle répond par la négative. ? J’aimerais travailler dans le secteur social. Certes, les Cordées m’ont donné envie de faire de longues études pour avoir un bon métier mais ?a ne m’a pas éclairée plus que ?a sur le métier en question ?, m’explique Le?la.
Elle me raconte que depuis trois ans, avec les Cordées, elle a visité pleins de musées, la bibliothèque Fran?ois Mitterrand, le centre Georges Pompidou, l’Institut du monde arabe, l’Institut de la Mode, etc. En trois ans, elle a eu trois tuteurs différents. La première année, elle dit n’avoir rien fait avec sa tutrice, qu’elles ne se sont vues qu’une fois à la bibliothèque de l’Agora (une des bibliothèques d’Evry). Avec la deuxième tutrice, les relations étaient très bien, leurs discussions lui apportaient beaucoup. Avec la troisième, elle n’a pas trop d’affinités, mais ? elle est gentille et agréable ?.
? Ce projet, poursuit-elle, m’a rendue autonome par rapport au transport, j’ai découvert Paris, ses richesses, ses monuments, je me suis ouverte à ceux qui sont différents de moi, qui ont une autre manière de parler, de s’habiller et de se comporter. Et je conseille à tous ceux qui ne savent pas encore ce qu’ils veulent faire d’y participer, même si comme toi, je trouve que le message est mal passé. ?
Badis Azzaz, étudiant en master 1, responsable de formation et tuteur depuis la rentrée de septembre 2009, a pris connaissance de l’existence des Cordées de la réussite via le PIOLE (P?le d’insertion orientation lycéen et étudiant) de son université. Lorsqu’il était collégien puis lycéen, ce dispositif n’existait pas et il a eu quelques problèmes d’orientation.
Badis apprécie de pouvoir faire partager son expérience avec des plus jeunes que lui. Son engagement dans les Cordées lui a appris beaucoup de chose sur différents systèmes scolaires, le fran?ais, bien s?r, mais aussi l’algérien, qu’il a connu plus jeune. ? Pour beaucoup de jeunes, constate-t-il, les études supérieures sont un mystère. ? Il conseille donc, aide l’élève à découvrir les métiers qui l’intéresse, et l’accompagne dans la recherche des informations.
Grace à ce dispositif, les jeunes de l’Essonne, quelles que soient leurs origines (ou plut?t l’origine de leurs parents) ou catégories sociales, se familiarisent avec le système universitaire. ? La réussite scolaire est le résultat d’un décloisonnement sociale ?, estime Badis.
Pour ma part, je suis tombée sur un très bon tuteur. En trois semaines seulement, nous avons visité la bibliothèque George Pompidou, la bibliothèque universitaire d’Evry, l’Institut du monde Arabe, et récemment, on est parti à la rencontre de l’équipe du Bondy Blog ! Pourtant je n’ai pas toujours voulu être journaliste, j’ai voulu être styliste, avocate, assistante sociale, commercial, et même mère au foyer ! Tout ?a pour dire que je n’ai pas d’idées précises sur mon prochain métier, et bien que la réunion du Bondy Blog m’ait beaucoup plus, j’espère quand même découvrir d’autres horizons…

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