Découverte des métiers et du monde, de soi et des autres
L’éducation nationale (le rectorat) et l’université sont à l’origine des ? cordées de la réussite ?. Mis en place il y a trois ans, ce dispositif a pour but d’informer les élèves de la seconde jusqu’à la terminale, sur les différents aspects des études supérieures, et de les convaincre qu’elles leur sont accessibles. Le directeur adjoint du Lycée Parc des Loges d’Evry (91), Cyril Riffault (photo) a répondu à quelques-unes de mes questions.
? Notre lycée bénéficie de l’aide des Cordées de la réussite car il accueille de nombreux élèves sortant de collèges situés en zones urbaines sensibles d’Evry, comme les Pyramides, Montesquieu, et le Village ?, explique-t-il. Les Cordées de la réussite n’était destinée en principe qu’aux jeunes résidant des quartiers en difficulté. Mais il semble que le concept ait évolué.
En effet, sur les 13 classes de seconde et 13 classes de première de mon lycée prises en compte par ce dispositif, seulement une dizaine d’élève ont répondu à l’appel. Et parmi ce tout petit nombre, le type d’élève censé être ciblé n’est pas présent. Des jeunes de Soisy-sur-Seine (91), une ville réputée pour être assez aisée, et d’autres, avec une idée déjà très arrêtée de leurs futures études. D’où mon étonnement : mais où sont ceux qui à qui ce projet s’adresse en principe, les adolescents issus de milieux modestes et un peu largués dans leur parcours scolaires ?
Pour comprendre, j’interroge Le?la, que j’ai rencontrée lors d’une sortie à l’Institut du monde arabe. Elle est fait partie des Cordées de la réussite depuis trois ans. Elle a commencé en 3e et l’information lui est parvenue par le biais de la principale de son collège des Pyramides. ? Est-ce que grace aux Cordée, tu as une idée plus claire du métier que tu aimerais faire ? ? A ma question, elle répond par la négative. ? J’aimerais travailler dans le secteur social. Certes, les Cordées m’ont donné envie de faire de longues études pour avoir un bon métier mais ?a ne m’a pas éclairée plus que ?a sur le métier en question ?, m’explique Le?la.
Elle me raconte que depuis trois ans, avec les Cordées, elle a visité pleins de musées, la bibliothèque Fran?ois Mitterrand, le centre Georges Pompidou, l’Institut du monde arabe, l’Institut de la Mode, etc. En trois ans, elle a eu trois tuteurs différents. La première année, elle dit n’avoir rien fait avec sa tutrice, qu’elles ne se sont vues qu’une fois à la bibliothèque de l’Agora (une des bibliothèques d’Evry). Avec la deuxième tutrice, les relations étaient très bien, leurs discussions lui apportaient beaucoup. Avec la troisième, elle n’a pas trop d’affinités, mais ? elle est gentille et agréable ?.
? Ce projet, poursuit-elle, m’a rendue autonome par rapport au transport, j’ai découvert Paris, ses richesses, ses monuments, je me suis ouverte à ceux qui sont différents de moi, qui ont une autre manière de parler, de s’habiller et de se comporter. Et je conseille à tous ceux qui ne savent pas encore ce qu’ils veulent faire d’y participer, même si comme toi, je trouve que le message est mal passé. ?
Badis Azzaz, étudiant en master 1, responsable de formation et tuteur depuis la rentrée de septembre 2009, a pris connaissance de l’existence des Cordées de la réussite via le PIOLE (P?le d’insertion orientation lycéen et étudiant) de son université. Lorsqu’il était collégien puis lycéen, ce dispositif n’existait pas et il a eu quelques problèmes d’orientation.
Badis apprécie de pouvoir faire partager son expérience avec des plus jeunes que lui. Son engagement dans les Cordées lui a appris beaucoup de chose sur différents systèmes scolaires, le fran?ais, bien s?r, mais aussi l’algérien, qu’il a connu plus jeune. ? Pour beaucoup de jeunes, constate-t-il, les études supérieures sont un mystère. ? Il conseille donc, aide l’élève à découvrir les métiers qui l’intéresse, et l’accompagne dans la recherche des informations.
Grace à ce dispositif, les jeunes de l’Essonne, quelles que soient leurs origines (ou plut?t l’origine de leurs parents) ou catégories sociales, se familiarisent avec le système universitaire. ? La réussite scolaire est le résultat d’un décloisonnement sociale ?, estime Badis.
Pour ma part, je suis tombée sur un très bon tuteur. En trois semaines seulement, nous avons visité la bibliothèque George Pompidou, la bibliothèque universitaire d’Evry, l’Institut du monde Arabe, et récemment, on est parti à la rencontre de l’équipe du Bondy Blog ! Pourtant je n’ai pas toujours voulu être journaliste, j’ai voulu être styliste, avocate, assistante sociale, commercial, et même mère au foyer ! Tout ?a pour dire que je n’ai pas d’idées précises sur mon prochain métier, et bien que la réunion du Bondy Blog m’ait beaucoup plus, j’espère quand même découvrir d’autres horizons…
omega montre
1 commentaires:
Great work keep it coming, best blog on earth
clomid
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